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Le véritable amour supporte la vérité

 

 

« En renonçant à la recherche de la vérité, nous ne sauvons pas l’amour, pas même celui que nous portons à nos parents.

Pardonner ne nous aide en rien tant que le pardon occulte ce qui s’est passé. Car l’amour et l’automystification s’excluent mutuellement. Le mensonge, la négation de la souffrance subie dans les premières années de sa propre vie ont engendré la haine transférée sur des innocents. C’est s’acharner à se tromper soi-même, et c’est une impasse. Le véritable amour supporte la vérité« .

Dans ces lignes, extraites de Chemins de vie, Editions Flammarion, p. 208, Alice Miller s’attache à souligner, à travers une série de correspondances écrites entre divers protagonistes, l’influence de l’éducation des premières années de la vie d’un enfant et les répercussions qui s’ensuivent une fois adulte.

Qu’est-ce qui peut bien amener un adulte à user et à abuser de son autorité pour asseoir sa légitimité? Quel processus oeuvre, en arrière-fonds, et qui débouche sur la réplication, à des stades différents, de scènes et de situations vécues dans son enfance? A quoi la violence – qu’elle soit mutisme, coups assénés sans raison aucune, domination, humiliation répétée, désir de grandeur, etc. – répond-elle? Qu’est-ce qui amène la personne qui en est victime à accepter de subir maltraitance sur maltraitance? Que se passe-t-il, en elle, pour se poser en bouc-émissaire et à arborer la posture de la victime sacrificielle? Que porte-t-elle, au plus profond d’elle-même, qui l’amène à se soumettre et à accepter une certaine forme de tyrannie? Que voit-elle dans la figure du tyran, du dictateur? Quelle promesse d’avenir y voit-elle reflétée?

Comment expliquer l’adhésion de foules entières à des discours empreints de violence et d’exclusion? En quoi la soumission, vécue depuis sa plus tendre enfance et instaurée comme modèle d’éducation et de vie, peut-elle amener des milliers d’individus à aller se reclure dans le fanatisme de sectes toutes plus excluantes les unes que les autres? Sur quel paradigme assoient-elles leur supériorité?

C’est à ces différentes questions qu’Alice Miller a tenté, durant la dernière partie de sa vie, de répondre en soutenant que nos premières expériences de souffrance et d’amour influaient sur notre vie ultérieure et nos relations avec les autres. Questions posées dans un contexte d’après guerre dans lequel la pédagogie noire, autrement dit, la pédagogie axée sur le bien-fondé de la violence, des coups, des insultes et de l’humiliation pour « dresser » des hordes d’enfants prévalait. Pédagogie dont on peut encore ressentir les effets et la mise en application dans des familles éduquées sur des modèles familiaux anciens. Ce schéma, loin d’être un mauvais souvenir, persiste encore de nos jours que ce soit dans le contexte familial mais également éducationnel, lesquels se répliquent dans le domaine professionnel. Même si ce modèle d’éducation tend de plus en plus à se lisser, des traces restent encore fortement perceptibles malgré l’avancée de notre société et l’évolution des discours axés sur le bien-être, l’amour, le respect de soi et des autres, la bienveillance, la compassion.

En dehors de ces discours auxquels bon nombre d’individus tentent d’adhérer, quelle vision avez-vous sur le sujet? Avez-vous vécu, enfant, des situations de maltraitance? Comment abordez-vous, aujourd’hui, ces événements? Acceptez-vous de les regarder en face ou le besoin de s’illusionner sur le type d’amour que vos parents ont pu manifester persiste-t-il jusqu’à occulter la souffrance générée et la nature des actes effectués? Quels freins avez-vous pu ressentir dans votre vie d’adolescent et/ou d’adulte? Etes-vous toujours en demande d’amour de la part de vos parents en dépit des événements passés? A quoi cette demande répond-elle? Qu’espérez-vous trouver dans cette quête? Avez-vous songé à pardonner? Si tel est est le cas, de quelle manière ce processus s’est-il établi? Sur quelle valeur a-t-il reposé et qui peut amener à affirmer que « le véritable amour supporte la vérité »?

Les questions relatives à la violence et à la maltraitance ont tendance à être circonscrites dans un champ où chaque pas effectué, où chaque tentative de dialogue amorcé, reposent sur une sorte de champ miné. Le sujet est, pour de multiples raisons, hautement sensible et le vécu, déshabillé des apparats qu’un individu a préféré et/ou choisi de l’envelopper pour se protéger de l’indicible, de l’inavouable, le miroir d’une vérité, trop souvent déniée. Pourtant, malgré le courage et le discernement qu’exige une telle approche, c’est à travers une confrontation directe, non pas avec ses parents ou autres mais avec les événements eux-mêmes, leur teneur et leur déroulé que l’acceptation peut se produire car une confrontation directe avec les auteurs de la violence subie peut conférer à la replacer dans un processus de destruction dans lequel l’individu peut céder à un sentiment de vengeance et, en même temps, au puissant désir d’être reconnu dans son entièreté et d’avoir le privilège de vivre ou de ressentir, ne serait-ce qu’une fois, l’amour des parents envers la chair de sa chair. Or, quand ces attentes ne sont pas entendues et satisfaites, cette énergie a tendance à se retourner contre l’individu et à le placer dans un cercle sans fin de prévaloir. Ironie du sort : par mon irrésistible envie de goûter aux saveurs de l’amour et de la tendresse, je m’en écarte d’autant en répliquant, à mon tour et bien malgré moi, les ressorts dont j’ai moi-même été victime, d’où l’importance de bien regarder en face ce qui a été, sans déformation aucune, et en ayant une posture d’Adulte, autrement dit, en s’en tenant aux faits et rien qu’aux faits. Cette approche, certes, inconfortable, permet de désamorcer des schémas destructeurs et de ne plus attirer dans sa vie de scènes similaires. La vérité mise à nu ouvre alors les portes à l’accueil véritable de ce que l’on est et de certaines sous-personnalités qui ont pu se développer à ces époques de notre vie en les reconnaissant à leur juste niveau, autrement dit, en cessant de leur donner plein pouvoir.

 

Et vous, où en êtes-vous dans ce processus d’accueil et de reconnaissance?

 

Je vous invite à partager votre point de vue et votre expérience sur le sujet. C’est le but de cette section « Réflexions ».

 

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Cette entrée a été publiée le 13/07/2020 par dans Réflexions, et est taguée , , , , , .

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