RELIANCE COACHING Conscience et éveil de soi

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Ces parties de moi que je tais

Comment peux-tu renier à ce point, cher lecteur, une partie de toi qui a contribué à ton évolution, qui a contribué à façonner ta construction psychique, qui a pavé le cheminement qui t’a amené, entre autres, à être là où tu es aujourd’hui?

 

De quel droit la méprises-tu ?

 

Comment te sens-tu lorsque tu as ce sentiment diffus d’être conspué(e), rejeté(e), contraint(e) au silence, placé(e) sous la coupe de l’indifférence ?

 

Mal, n’est-ce pas ? Alors, qu’est-ce qui t’amène à t’infliger une telle peine ? Qu’est-ce qui t’amène à mettre cette partie de toi sous scellés ? A l’enfermer à triple tour dans une des cellules de ton corps ? Car, en étant enfermée dans une des cellules de ton corps, par extension, c’est comme si tu déniais le droit à cette même cellule de vivre. De vivre au grand jour. De s’exprimer. D’avoir le droit de dire ce qu’elle a à dire. Mais elle ne peut le faire, étouffée qu’elle est dès qu’elle tente la moindre approche. Alors, des vagues émotionnelles prennent le relais agissant comme des décharges d’un trop-plein d’on ne sait trop quoi qui demande à sortir tellement ça déborde.

 

Malgré cela, silence radio.

 

A quoi ce silence te sert-il ? Que cherches-tu à taire de par cette attitude répétée ?

 

La mémoire de chaque événement que nous avons vécu est inscrite dans notre corps. Elle est là pour témoigner de qui nous sommes. Elle est là pour contrecarrer l’oubli. Or, si une mémoire est acceptée à son juste niveau, qu’elle n’est ni idolâtrée comme un demi-dieu ni remiser dans les plus sombres replis de notre cerveau, elle devient une trace, telle une marque faite par le vent sur une montagne. Elle témoigne d’un phénomène. Elle témoigne de l’inscription dans un espace donné d’un événement donné. Elle n’a pas d’autre rôle. Aussi, vouloir à tout pris en effacer les traces comme si tel ou tel événement n’avait pas eu lieu revient à rejeter ce qui a été et à s’inscrire et à l’inscrire de plein fouet dans l’opposition. Or, qui dit « opposition » dit « lutte », qui dit « lutte » dit « guerre », qui dit « guerre dit « division ». Or, diviser n’a de sens en soi que pour réunifier les parties d’un tout, pas pour le fragmenter.

 

Si je suis fragmentée, je ne peux agir de manière fonctionnelle dans ma vie. Je serai toujours happé(e) par ce quelque chose que je m’éreinte à rejeter. Aussi, ma vie sera division. Mon quotidien s’inscrira dans l’opposition. La vie m’apparaîtra comme un champ de lutte dans lequel je dois prouver que …

 

Prouver que.

 

Dépendant de ce que je refuse d’assumer en moi, cette énergie d’opposition pourra être amenée à se formaliser de différentes manières. Ce pourra être via des compulsions, une addiction quelconque ; par de l’agressivité et une certaine forme de violence que j’exerce contre moi-même mais aussi, potentiellement, contre l’autre ; par la mise en place et l’entrée dans des relations de type dominant-dominé, par des troubles alimentaires, etc. Bref, les scénarios possibles sont multiples et seront fonction de votre scénario de vie, de ce que vous avez vécu et de la manière dont vous l’avez interprété à un instant T de votre vie. Sans réactualisation de ces contenus, cette partie de vous qui tente de refaire surface n’aura pas l’ombre d’une chance d’être entendue. Aussi, dans ce processus, il est primordial d’entrer dans l’acceptation de ce qui a été pour pleinement accueillir ce qui en a résulté. Non comme des vécus abominables qu’il faut impérativement taire mais pour laisser la sous-personnalité en découlant pouvoir s’exprimer à son juste niveau. Car cette sous-personnalité a des choses à vous apprendre sur vous-même, certaines de vos perceptions, les réactions en découlant et sur la manière dont, encore aujourd’hui, vous appréhendez ces contenus et face auxquels vous vous positionnez dans le monde environnant.

 

Car ce positionnement définit, sans que vous ne vous en rendiez compte, la place que vous occupez réellement et le type d’interactions qui peut se produire au niveau de vos relations inter-relationnelles et qui tendent à aller à l’encontre de ce qui est réellement souhaité et souhaitable. Aussi, la vie, afin de vous faire prendre conscience de cette itération et de la mécanique à l’oeuvre, vous met face à des expériences similaires, à des mini-scénarios qui se répondent comme en écho et qui n’ont qu’un seul but : vous amener à comprendre les schémas répétitifs à l’œuvre.

 

Bien souvent, la récurrence de ces schémas s’inscrit dans la non reconnaissance d’un matériau psychique quelconque. Plus ce matériau sera dénié, plus il accentuera son ampleur et son poids au fil des ans au cours desquels vous accepterez, inconsciemment, d’exercer une sorte de myopie face à ce qui est et à rester dans l’immobilisme. Ce processus est commun à chaque être humain. Il n’est pas dévolu à une catégorie de personnes. Ce qui fait la différence entre les uns et les autres, c’est la capacité à arborer une posture d’humilité et d’accueil compatissant face à ce qui a été et est afin d’en prendre pleinement possession et d’intégrer l’ensemble à son juste niveau pour réunifier toutes les parties qui sont en chacun de nous.

 

Ceux qui ont du mal à lâcher et qui s’accrochent à des comportements dysfonctionnels ou toxiques ou inopérants (appelez-les comme vous voudrez) cherchent, en réalité, un coupable à châtier pour le mal commis et enduré. Quelqu’un doit payer. Vu sous cet angle, n’importe qui peut comprendre pourquoi ces personnes entretiennent, bien malgré elles et en cela réside le paradoxe de tout ce processus, l’histoire de fond et les traumas voire traumatismes vécus sans échappatoire aucune si ce n’est dans des comportements compulsifs ou destructeurs.  L’auto-culpabilité ressentie et la honte peuvent exacerber d’autant le processus dans sa globalité et maintenir un sujet dans la séparation et dans la division.

 

Aussi, pour s’extraire de ce marasme psycho-émotionnel, il convient :

 

❶ En premier lieu, de pleinement reconnaître et d’accepter ce qui a été

❷ De réévaluer l’intégralité de la situation à l’aune de votre maturité actuelle – des années se sont écoulées, lesquelles vous ont permis de grandir sur certains aspects de votre vie et de comprendre plus finement certains ressorts

❸ D’accepter que ce qui s’est produit ne requiert aucun coupable car en chercher un revient à aliéner des pans de sa vie à vouloir faire payer à quelqu’un une faute qu’il n’a peut-être pas commise sous le prisme où vous l’entendez.

❹ En revanche, chercher à saisir le sens que renferme cette expérience permet de pleinement appréhender la responsabilité qui est la sienne dans non pas ce qu’il s’est produit mais sur les suites que vous avez décidé, que ce soit consciemment ou inconsciemment, de donner à l’histoire en question et de mettre en place dans votre vie quotidienne.

❺ Comprendre que les agissements de chacun relèvent d’une perception qui est toute relative et qui fait écho à sa propre vérité permet, également, de remettre à niveau ce qui demande à l’être.

❻ Enfin, écouter ce qui se passe à l’intérieur de vous, autoriser ces parties en souffrance à s’exprimer et les faire dialoguer pour atteindre un consensus, pour tout simplement être embrassées à leur juste niveau permet de ne plus entretenir rancœur, haine et auto-destruction/auto-punition.

 

C’est à ce moment-là que ce que l’on nomme « libération » peut s’établir, autrement dit, l’intégration pleine et entière – sans discordance et en toute neutralité – de matériaux restés dans la pénombre d’une psyché « morcelée ».

 

Ce qui s’ensuit ? Un regain d’énergie, de vitalité et surtout, une impression de légèreté qui enjoint à s’exposer à nouveau et à véritablement s’autoriser à goûter à bien des aspects de la vie que nous avions pu écarter auparavant. Car ce qui montre qu’une situation de ce type a été comprise, ce n’est pas par des rationalisations en tout genre qui rassurent tout en enfermant davantage le sujet dans sa névrose mais le changement qui en découle.

 

En cela réside la compréhension.

 

Aller au-delà des apparences et accepter d’examiner la situation sous tous ses aspects, en profondeur et en faisant preuve de neutralité. Le reste relève du domaine de l’hyper-mentalisation ou de l’hyper-émotionnalité. L’un comme l’autre asservissent l’âme et nécrosent le cœur. Or, nous avons tous la responsabilité de faire en sorte que notre âme se sente libre et que notre cœur pulse tambour battant.

 

 

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Cette entrée a été publiée le 13/04/2020 par dans Articles, et est taguée , , , , .

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