RELIANCE COACHING Conscience et éveil de soi

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Le respect de soi

La valeur ”Respect de soi” implique de se choisir en conscience afin de ne pas vivre le processus y afférent en dissonance.

La liberté que nos parents se sont accordée pour vivre selon leurs propres aspirations est une composante relativement importante lors de notre croissance. En quelque sorte, leur conduite et attitude ont pu être un modèle sur lequel on s’est construit ou sur lequel on s’est modélisé. 

En revanche, lorsque cette composante a pu faire défaut, une tendance à rechercher l’approbation des autres, à chercher à appartenir à un groupe, un collectif qui partage notre vision, peut se manifester. Ce critère de “liberté” n’etant pas assumé, l’individu aura tendance à davantage se conformer aux règles, codes, normes en vigueur afin de se sentir pleinement exister au sein d’un système et surtout, de s’y sentir accepté même si intérieurement, il n’en partage pas tous les préceptes. Le besoin et le désir de se sentir accepté sont plus forts, impactant, de fait, l’attitude globale de vie qu’il adoptera. Je ne parlerai pas ici des individus qui, à l’inverse, vont se rebeller contre un mode de vie qu’ils auront jugé comme esclavagiste ou injuste et auquel ils ne souhaitent pas faire partie ce qui les fait entrer en opposition et en rébellion face aux systèmes mis en place, face à l’autorité qui y règne. Ici, il s’agit davantage d’une révolte constante intérieure face à laquelle l’individu en question aura à se confronter à un moment donné de sa vie de par les nombreux conflits que cette attitude génèrera dans sa vie et qui l’amèneront, à un moment donné, à déposer les armes.

Puis, il y a ceux qui grandissent dans un environnement où les restrictions, l’oppression, la perversion et la violence sous différentes formes règnent. Ces individus vont chacun mettre en place une stratégie d’adaptation afin de pouvoir survivre à cette réalité. Mais, pour certains, les schémas qui se seront mis en place entraîneront une mise à l’écart de leur propre personne au profit des autres. Que ce soit un schéma d’asservissement, un schéma d’abnégation, de carence affective, l’individu en question n’existe que par et à travers le regard de l’autre avec cette tendance à s’oublier, à se négliger ou à s’abandonner au profit des autres. Car sans les autres, ce même individu ne se sent pas exister ou souffre d’une profonde culpabilité lorsqu’il tente de se défaire de certains liens et de se tourner vers lui. Je parle de “tendance”, pas d’un fait qui s’appliquerait à tous les individus entrant dans cette catégorie. Certains arrivent à avoir une attitude qui englobe l’autre sans avoir à prouver quoi que ce soit.

Un certain nombre de ces individus, vers la quarantaine ou la cinquantaine, commence à prendre conscience de cet abandon de soi et entreprend des démarches permettant de se “redonner le droit d’exister”. Pour et par eux-mêmes. Dans 98% des cas, lorsque je leur demande quelle valeur est la plus importante pour eux et qu’ils incarnent au quotidien, c’est celle de “respect de soi” qui ressort en premier. Or, il y a une confusion au niveau de ce que représente cette valeur. 

Une valeur n’est pas une qualité. Je peux très bien être honnête (c’est une qualité) mais ne pas l’incarner au quotidien car l’incarner au quotidien revient à arborer tout un éventail de comportements bien précis et définis et c’est ce qui différencie qualité et valeur. La valeur définit une posture et une attitude que je vais avoir dans ma vie de tous les jours et dont la direction sera fonction de l’éventail de comportements et d’actions propres à cette dernière.

Quels sont les comportements caractéristiques de la valeur ”Respect de soi”?

Cette valeur est à l’inverse de la valeur Respect des autres. Montaigne, ce célèbre humaniste de la Renaissance, a dit : “Il faut se prêter à autrui mais ne se donner qu’à soi-même”.

Or, lorsque l’une de nos valeur-pilier est le respect de soi, la personne la plus importante à nos yeux, c’est nous et ce n’est pas le cas des personnes qui sont venues en consultation et qui mentionnaient cette valeur comme étant leur centre d’appui alors qu’elles étaient totalement tournées vers les autres. Disons qu’étant dans une phase de transition, elles voudraient tendre vers cette valeur mais elles ne l’incarnent pas encore dans leur quotidien. Elle s’inscrit dans un temps qui est au conditionnel. C’est le propre de toute transition. 

Revenons à ce que cette valeur, lorsqu’incarnée au quotidien, reflète et ce qu’en dit Isabelle Nazare-Aga, laquelle a écrit un livre sur le sujet  :

** Vous veillez à être bien dans votre tête, votre coeur et votre corps pour vous occuper d’une façon heureuse et correcte de vos enfants, de votre conjoint et de votre travail.

** Vous prenez bien soin de vous tous les jours. Vous choyez votre corps grâce à des produits de qualité. Vous décorez votre intérieur avec attention. Vous vous faites plaisir en mangeant, en vous habillant élégamment, en vous maquillant( pour les femmes), en achetant des fleurs, en écoutant de la belle musique, etc. Bref, vous ne vous négligez pas.

** Vous avez de la considération pour vous-même avant de prétendre vous sacrifier pour autrui. En cas de dilemme ou de négociation impossible, vous faites passer vos besoins en premier.

** Paradoxalement, vous n’êtes pas systématiquement égoïste. Vous êtes sensible au bien-être des autres et vous les encouragez à s’occuper d’eux-mêmes.

** Vous êtes affirmé. Vous savez exprimer clairement vos demandes, vos besoins, vos refus, vos critiques et vos opinions sans dévaloriser autrui et vous tenez compte du risque encouru.

** Vous ne vous pliez pas facilement aux envies ou exigences de votre conjoint, de vos collègues, de vos amis si cela ne vous convient pas. Vous cédez aux envies des autres si cela vous plaît ou ne vous dérange pas.

Or, pour les personnes qui ont souffert de sévères restrictions et conditions de vie étant enfants, elles ont tendance, sans s’en rendre véritablement compte, à se sacrifier pour les autres, à répondre voire même à anticiper chacun de leurs besoins afin de pouvoir répondre “Présente!”. Ce mot qu’elles auraient non pas voulu entendre mais qu’elles auraient voulu vivre sous toutes ses formes étant enfants et/ou adolescentes. Car c’est bien le manque, l’absence de soins, d’attention, de protection, de chaleur, de présence, d’écoute, de tendresse, de compréhension, de direction dans leur prime enfance qui les ont fait entrer dans des stratégies de suradaptation.

Je me suradapte à mon environnement et aux besoins et désirs des autres pour me sentir exister. Je leur donne tout comme j’aurais aimé recevoir ces gestes au quotidien lorsque j’étais enfant. 

A travers cette attitude répétée au quotidien, c’est une tentative de demande de réparation accompagnée d’une certaine forme de prise en charge qui est émise inconsciemment sauf que la manière dont cette demande inconsciente s’opère et est opérée ne peut que renforcer davantage le manque car ces gestes s’effectuent à partir du donner en excluant le recevoir. En effet, lorsqu’un individu a été des années durant privé d’amour et que cette privation s’est produite à l’âge tendre (avant nos six ans), il va avoir tendance à refuser, inconsciemment et bien malgré lui, toute marque d’affection, de tendresse, les compliments, les invitations. Une manière, pour lui, de ne pas s’exposer au rejet, à l’abandon, à la déception, à la souffrance. De fait, ils tendent à donner comme une source sans fin, à s’épuiser en évoluant dans des stratégies d’hypervigilance qui les rend extrêmement alertes quant à leur environnement proche et donc, à les exposer à la fatigue psychique, au surmenage, aux excès car ils ont développé, étant enfants, des capteurs qui les rend très sensibles à tout ce qui peut se produire dans leur environnement, à pouvoir détecter chez leur interlocuteur tout signe qui leur indiquerait un changement quelconque, un inconfort auxquels ils vont répondre par une action bien précise. 

Cette attitude, au quotidien, génère une fatigue importante et une certaine forme d’anxiété car elle amène à anticiper ce qui pourrait se produire dans chaque situation vécue et ce, quel que soit l’environnement dans lequel l’individu évolue. Aussi, lorsque ces derniers souhaitent renverser cette tendance, ils se heurtent à ce côté “Sauveur” dont ils n’ont pas pleinement conscience. Pour eux, il s’agit plus de répondre aux besoins des autres comme ils auraient aimé qu’on prenne soin d’eux sans comprendre que ce n’est pas forcément ce que l’autre recherche. Ils tendent donc à fortement projeter l’objet de l’absence et du manque ressentis sur leurs interactions quotidiennes et à les charger d’attentes, lesquelles, à moyen terme, ne peuvent qu’être insatisfaites puisque l’attitude qui les sous-tend les fait directement entrer dans des rapports de force et de contrôle.

Se rendre indispensable tend à motiver leur attitude sans qu’ils n’en soient conscients. Ainsi, “l’autre ne pourra pas me rejeter ou m’exclure puisque je me débrouille de telle sorte que sans moi, il se sente incomplet ou je prends en charge tellement de choses que je dépouille l’autre, petit à petit, de son autonomie et je le rends complètement dépendant de moi. Ainsi, on est liés l’un à l’autre. Rien ne pourra nous séparer”. 

Ce raisonnement provient bien évidemment d’une illusion et d’une forme de dénégation du réel mais il tend à les rassurer et à leur procurer ce sentiment de contrôle qui les rend fonctionnels. Aussi, prendre pleinement conscience de l’attitude qui est la nôtre dans notre quotidien est le premier pas à effectuer pour pouvoir comprendre la nature des interactions et des liens qui en découlent. Car toute attitude est directement reliée à un schéma. Or, il s’agit de comprendre qu’un schéma qui a été mis en place ne peut être qu’assoupli. Il ne disparaîtra jamais complètement. Pourquoi? Parce qu’il est relié à un faisceau de mémoires. Or, je ne peux effacer une mémoire à moins de devenir amnésique ce que je ne souhaite à personne. Aussi, dans ce travail de reconfiguration personnelle, il s’agit de prendre conscience des soubassements qui fondent notre structure intérieure afin de pouvoir en apprécier l’architecture globale car décider du jour au lendemain d’enlever une cloison porteuse qu’on pensait indépendante du reste de l’édifice risque de générer un effondrement d’une partie de la structure. 

Instaurer la valeur “Respect de soi” dans sa vie implique d’entrer dans un processus de connaissance de soi. Comme tout processus, cette action requiert du temps car elle est corrélée à un certain nombre d’étapes sur le chemin face auxquelles l’individu ne pourra se soustraire. Aussi, vouloir mettre la charrue avant les boeufs ne pourra qu’amener à directement entrer dans un processus de dissonance et de conflit intérieur et à renforcer la résistance à l’oeuvre ce qui ne pourra aboutir qu’à un abandon de l’entreprise amorcée. 

Qu’en est-il vous concernant? Votre parcours personnel vous a-t-il amené à placer la valeur Respect de soi en haut de votre liste? OUI? Où en êtes-vous dans le processus? 

On en parle? 😀

Aller plus loin :


🔵 Vous avez l’impression que vous vous sacrifiez pour les autres au détriment de votre propre épanouissement. Vous faites systématiquement passer les autres en premier. Vos relations sont déséquilibrées et soumises à des rapports de force. Vous en ressentez beaucoup d’amertume et de ressentiment. Vous en avez assez et souhaitez changer la donne. Vous retrouvez-vous dans ce portrait? OUI? Rencontrons-nous!

🔴 Une envie, un projet, un objectif en tête? Parlons-en!

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