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Qu’est-ce que la vie attend de moi?

 

De retour des camps de concentration où il avait été déporté, Viktor Frankl, médecin psychiatre, s’interroge sur le sens de la vie, celui-là même qui place le courage et l’envie de poursuivre au premier plan.

 

Sa recherche se résume en une phrase : « Ne plus me demander ce que j’attends de la vie mais ce que la vie attend de moi. »

 

Ce que je j’attends de la vie.

 

Ô surprise quand, à cette interrogation toute personnelle, figurent, en priorité, des besoins de reconnaissance, d’attention, de valorisation, de domination, d’affection, de validation, d’approbation, de réparation faisant écho aux blessures que toute trajectoire de vie renferme : rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice.

 

Ô combien l’amertume et la désillusion sont grandes quand le sujet s’aperçoit que ces besoins de surface répondent à l’égo et ne peuvent que s’exalter si les circonstances répondent favorablement ou s’étioler quand il prend conscience que ces types de tentative sont vains face à l’immuabilité d’une posture, celle de l’autre en l’occurrence et que cette quête perd, d’un coup, tout son sens et son essor. Le sujet se retrouve alors seul face à lui-même, ballottant la même blessure, celle qui le chargeait précisément de cette énergie revendicatrice et qui le faisait entrer en mouvement pour obtenir ce qu’il estimait être son dû.

 

Comprenant qu’une posture de contrôle ou de soumission ne peut enjoindre l’autre à changer, comprenant que cette volonté de dominer ou de séduire par la manipulation ne fait que retourner cette puissante énergie contre lui-même, il commence alors, par tâtonnements et par à-coups, à abdiquer.

 

Détachement. Lâcher prise car ce qui est, est.

 

Il commence alors à entrer dans un processus d’acceptation. Acceptation de qui et de ce qu’il est. Accueil de ses parts d’ombre et d’insuffisance. Ces mêmes parts qui le faisaient entrer en guerre, ou l’enjoignaient à prendre la fuite ou à s’inhiber. Ces mêmes parts qui ne le laissaient pas exister ni s’exprimer à son juste niveau et qui s’imprimaient, pour la plupart, dans le corps. Ces parts dirigées par des sentiments qu’il se refusait à écouter car les écouter aurait équivalu à admettre ses parts de vulnérabilité, sa fragilité, ses faiblesses, ses manques et donc, à reconnaître ses imperfections. Horreur! Déshonneur.

 

Caractéristiques premières d’une telle attitude? Vanité. Orgueil. Fatuité. Intolérance. Rigidité d’esprit. Inflexibilité. Aveuglement.

 

Conséquences directes? Souffrance, déception, frustration, insatisfaction chronique, amertume, colère, ressentiment, susceptibilité, hyper-sensibilité, hyper-vigilance, chagrin, incompréhension, des échanges à la « soap opera » et le renforcement des cuirasses caractérielles.

 

Sentiment global qui, à terme, en découle? Une certaine forme d’impuissance.

 

Sur quoi cette dernière peut-elle déboucher? Sur de profondes angoisses, des maniaqueries et/ou sur un état dépressif.

 

Ce même sujet comprend, à l’aide d’une conjonction entre pensées et sentiments, que ce qui est, est.

 

Une inversion de ses valeurs et un élargissement de son champ perceptuel commencent, dès lors, à s’opérer. De sa centration sur lui-même et ses blessures narcissiques, il opère une ouverture vers le Souffle de la vie et s’interroge sur la place et le rôle qui sont les siens sur l’échiquier du monde. Il cesse ainsi d’investir l’autre de ses propres attentes en acceptant d’en prendre la pleine responsabilité et de les prendre, lui-même, en charge.

 

Comment? En les accueillant, en les reconnaissant et en se donnant à lui-même ce qui fait défaut, en faisant appel, entre autres, à son Parent intérieur (le Parent nourricier, qui est aimant, présent, qui soutient et rassure, qui est pédagogue et amène son enfant vers l’autonomie). Pour ce faire, cela exige qu’il établisse lui-même ses propres normes et lois internes (Parent normatif) et de ne plus prendre comme marqueur et point de référence celles de son entourage (parents, collègues, conjoint, etc.) sinon il accepte de se laisser définir et enfermer dans leurs propres codes.

 

Illustrons cette mécanique d’un court exemple. J’estime manquer de reconnaissance.

 

Je me questionne et réponds en toute honnêteté :

Quelle valeur je m’accorde?

Quelle image ai-je de moi-même?

Dans quelle mesure je m’aime?

Dans quelle mesure je me complimente?

Quel soutien suis-je pour moi-même?

De quelle manière je reconnais réussites et échecs?

Comment j’y réponds?

Comment je les entrevois? Comme une série d’apprentissages ou comme une série d’épreuves que je me démène à démêler et à subir ou dont je veux, à tout prix, sortir vainqueur? Il s’agit, ici, de rétablir une image de vous qui corresponde à ce que vous êtes aujourd’hui et pas à celle que vous étiez hier.

 

Hier, vous appreniez. Aujourd’hui, vous pouvez extraire une leçon de ces apprentissages pour en faire des expériences évolutives et non plus des échecs. Il s’agit ici d’effectuer un changement de posture : passer d’un statut de victime à celui d’un être plein, unifié et responsable. Votre maturité n’est plus la même qu’hier. Et c’est bien la somme de ces expériences évolutives qui vous permet de vous positionner différemment face aux circonstances de la vie et d’arborer des comportements qui soient plus opérants et surtout, qui vous fassent grandir en conscience.
Vous laisser traverser par la vie tout en restant englué dans un sentiment et une période bien définis de votre vie (l’adolescent qui a été persécuté et humilié ; la petite fille qui n’a pas été reconnue dans son identité de femme ; le petit garçon que ses parents n’écoutaient pas, etc.) ne peut que vous enfermer dans un cercle vicieux de faire-valoir et de revendications en tous genres.

 

Chaque journée est l’occasion d’apprendre à mieux vous connaître. Vous êtes donc, de jour en jour, différent. Il est donc capital de dresser un portrait qui corresponde à vos évolutions successives. L’enfance et l’adolescence sont des périodes révolues. Sortir des blessures qui auraient pu en découler équivaut à mettre du sens sur la nature des épreuves que la vie a mis sur votre chemin et à entrer dans un processus de compréhension. Comprendre, c’est avant tout, questionner ce qui est et re-questionner ce qui a été de manière objective et factuelle. Le tort est d’entrevoir une situation passée avec un niveau de conscience différent de celui de l’époque tout en positionnant les différents personnages et situations de l’histoire dans la même configuration qu’à l’époque en leur déniant toute évolution. Il ne peut en découler qu’un terrible décalage et de fait, une perception globale biaisée et contaminée par les différents niveaux. C’est donc à travers la partie Adulte en vous que ce processus peut se faire.

 

Par la suite, il s’agit de s’interroger sur la stratégie à mettre en place pour réinvestir cette énergie et la diriger à bon escient, autrement dit, de s’interroger sur le QUOI et le COMMENT.

Et c’est à ce moment précis qu’intervient le second segment de la réflexion de Frankl : « mais ce que la vie attend de moi ».

 

 A l’aune de mon parcours, de la nature des épreuves qui ont été les miennes, qu’est-ce que la vie attend de moi?
A travers la nature des épreuves qui ont été les miennes, quels dons et talents m’a-t-il été donné de développer? Pour quoi suis-je fait?
Quelles qualités, compétences et état d’esprit m’est-il demandé de mettre au service d’une cause qui dépasse ma propre personne? En quoi puis-je être utile à la société dans laquelle j’évolue? Quelle place et quel rôle m’est-il demandé de prendre et d’occuper?

 

L’individu passe ainsi de stratégies de faire-valoir à une participation pleine et entière au mouvement de la vie. C’est à ce moment précis qu’il peut véritablement laisser son empreinte et marquer le monde d’une contribution qui lui est toute personnelle et unique à travers sa vocation.

 

En ce sens, comprendre le sens de la nature de sa trajectoire de vie permet de saisir les inclinations de son âme et ce qu’il est attendu de soi.

 

Chacun peut, dès lors, servir en toute humilité le dessein de la vie.

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 01/07/2019 par dans Articles, et est taguée , , .

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