RELIANCE COACHING Conscience et éveil de soi

Conscience & Connaissance de soi | Evolution personnelle | Développement personnel

L’acceptation, condition sine qua non au changement

Effectuer un changement, en soi, n’est pas difficile. A partir du moment où l’on a décidé qu’il était temps de changer la donne et que l’on sait très clairement ce que l’on veut, a priori, tout changement devrait pouvoir s’opérer sans trop de mal.

A priori, oui.

Dans la réalité, il peut en être tout autrement. On peut avoir envie de changer mais ne pas, inconsciemment, être prêt à accueillir de nouvelles perspectives et à s’en remettre à une dimension nouvelle de notre vie qui peut, sous bien des aspects, nous insécuriser et nous maintenir dans de vieux schémas plus que nous exalter de par cette part d’inconnu sur laquelle nous ne pouvons avoir de contrôle. Des blocages commencent alors à apparaître ici et là, lesquels, avec le temps, se renforcent de par une sorte de conflit intérieur auquel la personne est soumise. Cette dernière, afin d’apaiser tensions intérieures et anxiété, tend à aller dans la direction opposée au changement souhaité en ne cessant d’activer les mêmes leviers qui sont devenus, au fil du temps et de son histoire, obsolescents. Ce mécanisme sert à rassurer et à taire, illusoirement, la peur qui peut recouvrir, en ce cas, de multiples formes et visages.

Pourquoi ne plus utiliser ce qui a, un temps, si bien fonctionné ?

Parce que la vie tout comme tout individu évolue et que cette évolution implique une sorte de mise à jour constante, un ménage intérieur, une pacification afin de libérer de l’espace et de récupérer de l’énergie stockée dans des zones du passé obstruées par des expériences passées qui restent activées par des « deuils » non faits.

Un deuil , quel qu’il soit, implique une perte et appelle, de fait, à changer, à moduler la dimension concernée par cette dernière. La perte induit donc, de par sa présence, un appel au changement qui se formalise par un processus composé d’étapes bien définies : la sidération, le déni, la colère, la tristesse, la dépression, l’acceptation, l’ouverture, le changement. Ce processus n’est en rien linéaire. La dépression tout comme la sidération ne sont pas, chez certains individus, vécues. Elles tendent à se faire ressentir et à prendre place en fonction de la nature de la perte, de l’histoire personnelle de l’individu, de son vécu, de sa sensibilité, de la manière dont il se positionne et perçoit l’environnement dans lequel, entre autres, il gravite. Certains sont comme bloqués dans un va-et-vient constant entre les phases de déni et de colère ponctuées de marchandages en tous genres (si x se produit dans ma vie, alors je ferai x/y/z, je le jure), d’autres ont force mal à s’extirper d’une tristesse qui finit par leur coller à la peau et à travers laquelle ils se définissent. Or, toute perte implique ce processus. Dans le déroulement de ce dernier, il ne s’agit ni de « bien » ni de « mal » et encore moins de « bon » ni de « mauvais ». C’est simplement une sorte de processus de purification visant à évacuer ce qui a besoin de l’être et pouvoir ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. En revanche, ce dernier n’est pas immuable et n’imprime aucunement de son sceau le label « Indépassable ». Et c’est peut-être à ce niveau-là que le bas blesse. Entre ceux qui brandissent un panneau sur lequel est écrit en majuscules « FOUTU POUR TOUJOURS » et d’autres qui, à peine la perte enregistrée, veulent à tout prix passer à autre chose sans en avoir fait le deuil, il n’y a qu’un pas qui est celui de l’acceptation.

Je ne peux changer ce que je n’accepte pas. Dans pareil cas, au lieu de m’abandonner aux cycles du deuil et d’en accepter les termes, je résiste. Ainsi, combien sont-ils à se lancer dans une guerre ouverte contre eux-mêmes et, en fin de compte, à prolonger leurs souffrances alors qu’ils ne sont pas prêts à pleinement s’ouvrir à de nouvelles dimensions, le cœur et l’esprit légers et apaisés?

Changer nécessite, au préalable, d’avoir entièrement accepté la situation dans laquelle je suis, que ce soit un statut, un mal-être, une maladie, une séparation, une perte, etc., pour être en capacité de m’ouvrir à de nouveaux horizons et de les envisager sous un prisme qui soit aidant et constructif. Tout comme tout changement suppose de lâcher des manières de faire, d’aborder telle ou telle situation, de me mouvoir dans tel ou tel environnement (les fameuses stratégies que chacun de nous met en place sans, parfois, véritablement en être conscient) qui ne sont, désormais, plus opérantes dans ma vie de tous les jours même si cette étape peut s’avérer, à bien des égards, d’autant plus difficile à opérer qu’elle a conféré, un temps donné, à m’apporter des réussites, des victoires, des satisfactions, de l’amour, de la reconnaissance, bref, une sorte de stabilité, sous peine de rester bloqué et de tourner en boucle dans un cercle qui non seulement me dessert et m’affaiblit au fil du temps mais également qui peut contribuer à sérieusement entamer mon capital Confiance et à renforcer des émotions telles que la colère, le ressentiment, le dégoût.

Aussi, un facteur est clé dans le processus de deuil : le temps. S’autoriser à s’en remettre et à suivre son propre rythme, c’est accepter d’être traversé par l’épreuve pour mieux pouvoir la dépasser et rebondir. Cela revient à se faire confiance, et à avoir confiance en ses propres ressources. Certains mettront quelques jours pour s’en remettre quand d’autres auront besoin de laisser macérer l’ensemble pendant des années. Faire le deuil d’une expérience, d’une perte n’est pas une compétition. Le deuil invoque une intelligence qui va bien au-delà des contingences de base. Chaque deuil représente une mort symbolique et contient, en filigrane, une leçon à intégrer.

La vie d’un individu est à l’égal de celle de la Nature. A l’hiver succède le printemps, qui dans une symphonie de couleurs, d’odeurs, de formes, fait d’un coup surgir et exalter ce qui était enfoui et en gestation dans les profondeurs de la terre. Vouloir changer cette loi revient à ne pas respecter l’essence même de la vie qui s’articule, entre autres, autour des notions de mort et renaissance, lesquelles prennent concrétion dans celle de cycles.

Toute mort symbolique s’incarne dans un processus cyclique qui renvoie à un principe immuable : la vie est mouvement.

 

Pour aller plus loin :


Une envie, un projet, un objectif en tête ? PARLONS-EN !

Envie de mieux vous connaître ? D’être davantage réceptif aux appels de votre âme ?   CONTACTEZ-MOI !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 30/01/2019 par dans Articles, et est taguée , , , .

Rejoignez-nous !

Copyright © 2019 Tous droits réservés.

%d blogueurs aiment cette page :