RELIANCE COACHING Conscience et éveil de soi

Coaching et Thérapie

Placer notre regard au-delà de ce qui est

Reliance Coaching

Lorsque l’horreur vient imprimer sa griffe dans notre réel ; lorsqu’avancer ne relève pas d’un choix mais d’un impératif de survie ; lorsque la perpétuation de massacres déciment villes, villages, contrées dépouillant des familles entières des leurs et de leur terreau d’appartenance, que peut-il rester à ces êtres durement éprouvés par la vie?

Comment peuvent-ils poursuivre leur route, continuer à respirer un air qui, à leurs narines, se fait tellement vicié qu’il en vient à leur brûler les sens?

Comment rester debout après l’ineffable, l’inénarrable, l’impensable?

Comment arriver à être face à la Folie ; à l’aveuglement d’hommes venus faucher des populations entières, entailler des portions de territoires jetés dans les flammes jusqu’à ne plus pouvoir en percevoir les traces?

Leurs mémoires ainsi que celles de ceux qui ont été arrachés à l’aube de leur vie s’inscrivent-elles sur le registre des Grands Oubliés de l’Histoire?

N’oublie pas notre Arménie1 essaime, dans la puissance de son verbe, une parole puisée du tréfonds de l’Être ; une parole qui -, en tout temps, en tout lieu, quels que soient les circonstances du moment, le lieu sur lequel reposent nos pas, les revers que toute âme esseulée peut avoir à éprouver au plus profond d’une chair qui se fait lambeaux, – filtre, petit à petit, le grès d’une peau qui laisse alors le miel dont elle recèle se déposer et enrober de son suc chaque plaie suintant d’une haine et amertume qui peuvent s’exalter dans un étourdissement sans nom. Stupeur. Sidération.

Ces quelques gouttes d’ambroisie suffisent-elles à distiller de la chaleur à un coeur qui, de bien des manières, peut se sentir mortifié par la perte et ne plus vivre qu’en rapport à ce qui le ronge du dedans : le chant de l’Absence?

Je laisse chacun laisser sa pensée réfléchir sur le sujet en accord avec des extraits qui en résonnent à la fois la portée et la consonance.

Laissons ce poème2 du poète Rûmî ouvrir le bal :


« L’homme est un livre 

En lui toutes les choses sont écrites

Mais les obscurités ne lui permettent pas

De lire cette science

A l’intérieur de lui-même »


Puis, poursuivons avec une invite3 à se laisser informer et instruire par la veine qui anime tout être : le Souffle. Invite qui rejoint la disposition intérieure d’un Rûmî, laquelle permet à la Connaissance logée en chacun de nous d’éclairer ses jours et plus seulement ses nuits.


« Ne désespérons jamais ni pour les autres, ni pour aucun autre, si perdu de vices qu’il soit, si éteints que semblent en lui tous les bons sentiments ; ne désespérons jamais, non seulement du salut mais encore de la possibilité d’atteindre une admirable sainteté.

En tout être humain, derrière les voiles et les apparences, vois un être ineffablement sacré. »


Enfin, laissons l’écho de cette voix4 résonner au plus profond de nos entrailles et murmurer au creux de notre oreille ce qu’elle signifie réellement :


« Cours cours ne te retourne pas

tu es seul irrémédiablement seul »


Derrière chacune de ces paroles gît une invitation à transcender le voile des apparences, à placer notre regard au-delà de ce qui se montre au premier abord, image qui, dans bien des cas, suffit à corseter une position qui s’est déjà inscrite dans un tissu de représentations qui empêchent l’au-delà de ce qui est de pouvoir faire entendre son son.

Une invitation à se placer à côté de ce qui est, pas sur son territoire. Ainsi, le souffle en nous peut circuler et opérer son oeuvre : dissocier les choses du bruit qu’elles font et ramener un fond de clarté sur ce qui est. L’assise permet, entre autres, de nous laisser contacter par « le livre » qui est inscrit en chacun de nous, « livre » dont la Parole se fait sens donc (ré)orientation. En ce sens, une position, quelle qu’elle soit, devient immuable lorsque le contact, la connexion avec la nature de notre propre respiration est momentanément coupée.

L’immutabilité surgit lorsque nos pas et notre regard restent ancrés et fixés dans et sur le territoire de l’abus oblitérant tout passage vers un au-delà de la forme et du phénomène qui ont pris corps dans notre matière jusqu’à la rendre dure comme du marbre. En ce sens, toute réorientation, tout pas de côté est impossible. S’installe alors une sorte de fixité qui maintient la souffrance à cran et qui nous place en position d’objet. Nous ne sommes plus le sujet de notre expérience mais le contenant d’une bile qui macère dans une certaine forme de ressentiment qui ne crie qu’un seul mot : Vengeance!, autrement dit, Condamnation sans réaliser qu’en restant englués dans cette dynamique, nous restons un condamné à perpétuité, celui condamné à se faire à la fois abuseur/abusé, accusateur/accusé afin d’obtenir réparation et à osciller entre ces deux positions. Ce qui se joue sur scène n’est alors que le décompte de joutes qui jouent la partition d’un jeu qui déroule ses actes sous l’égide d’une Justice personnelle qui s’abreuve à la source du livre du Vainqueur et du Vaincu et qui figent les personnages qui y participent dans une logique de Gagnant/Perdant – Persécuteur/Persécuté – Accusateur/Accusé – Oppresseur/Opprimé – Coupable/Victime. Et ça tourne en roue libre entre ces pôles.

En quoi cette posture est-elle, lorsqu’elle se fige dans le temps, opérante? A terme, que peut-elle finir par exacerber, par enflammer et, par extension, étioler, altérer voire détruire?

On en parle? 😀

La section Commentaires n’attend plus que votre apport, vos idées, ressentis et réflexion pour s’enrichir sur le sujet. 👍

Alors, vous en pensez quoi, vous …? 🤔


Approfondir sa réflexion :


💡Lire l’article : Laisser toutes choses nous asseoir.

Ouvrage :


1. Yahia Belaskri, N’oublie pas notre Arménie, Editions Zulma, Paris, 2025.

2. Ibid., p.89

3. Ibid., p.31. Texte extrait d’une méditation rédigée par Charles de Foucauld en tant que trappiste sous le nom de Frère Marie-Albéric.

4. Ibid., p.32

Consultations et accompagnements :


🔵 Prêt(e) à comprendre ce qui vous fait agir dans un sens plutôt que dans un autre? Rencontrons-nous!

🟠 Sur quelles structures énergétiques votre construction identitaire repose et à partir desquelles vous créez votre vie au quotidien? Réponse autour de votre Référentiel de Naissance.

🔴 Une envie, un projet, un objectif en tête? Parlons-en!

Laisser un commentaire

Information

Cette entrée a été publiée le 30/03/2026 par dans Réflexions, et est taguée , , , , , .

Navigation

Copyright© 2015-2026 Tous droits réservés.

Avertissement plagiat et « délit de contrefaçon » : Tout plagiat volontaire ou involontaire caractérise le « délit de contrefaçon »  sur le plan juridique (art. L335-3 du Code de la propriété intellectuelle).