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Laisser toutes choses nous asseoir

Reliance Coaching

Ne plus s’asseoir mais laisser toutes choses nous asseoir.

Tant que tu ne vides pas ton âme de tout ce qui te tourmente, tu ne pourras jamais la remplir de tout ce qui te rend heureux !

Cette réflexion d’Antoine de Saint-Exupéry me semble répondre à une logique prise dans l’étau de la dualité : ou x, ou y. Cette réflexion est un biais d’équivalence :

Tant que tu n’auras pas vidé ton âme, alors tu ne pourras pas la remplir de ce qui te rend heureux.

N’est-ce pas une gageure?

Une illusion que de constamment chercher à « vider » son âme de tout ce qui peut l’encombrer, l’indisposer, l’inconforter comme si cette dernière était un contenant?

Le tourment procède avant tout d’un état d’esprit. D’une posture face à la vie. Face à l’existence et ses aléas. Aussi, il me semble parfaitement vain de s’acharner à une tâche qui, au fond, ne prémunit en rien de ressentir, à nouveau, une forme de désarroi face à certains coups, vécus, parfois, dans la plus grande des douleurs. Le tourment, si on accepte de se placer dans une certaine forme de réceptivité et de ne pas chercher à en chasser à tout prix les effluves, peut nous informer, nous instruire, nous enseigner de bien des manières à nous laisser respirer par ce qui est plutôt que de nous placer immédiatement en mode « Ca! A dégager! » ou en mode évitement ou fuite. Chaque état qui vient nous habiter, un temps, a sa raison d’être. En le considérant de manière neutre, en acceptant de respirer non pas dans son espace mais à côté, une forme de pression intérieure, de tension quasi permanente, commencent, tout doucement mais sûrement, à perdre en puissance jusqu’à complètement disparaître. Parce que la vibration propre à l’état en question n’est plus en rejet ou en opposition mais en apposition. Le bonheur ne s’installe pas parce qu’un espace est vidé. Il découle d’une posture. D’ailleurs, la seule recherche du bonheur peut placer quiconque dans une forme d’insatisfaction constante diffuse. Le fameux « Ce n’est pas assez ». « Non, pas ça! Pas comme ça! Autrement! ». Et nous voilà repartis de plus belle à espérer mieux, autre chose, plus intensément ou plus serein. L’hyperbole ne cesse de nous saisir au collet nous rappelant qu’à trop vouloir chercher un état et à le figer dans du marbre, on devient esclave d’une quête qui ne peut aboutir que dans des : « J’en ai assez. Je ne supporte plus ». C’est à ce moment-là qu’on commence véritablement à s’ouvrir à ce qui est sans chercher à le remplacer par des états plus « acceptables et vivables ». Un état reste ce qu’il est : une posture face au monde, à notre monde et, avant tout, à soi. C’est bien cette relation que chacun est invité à regarder tranquillement : la reliance à sa propre autorité. Le reste, c’est comme tenter d’effacer, de gommer ce qui chagrine, rend mal à l’aise plutôt que de regarder en face le malaise, le chagrin, la haine, la rage, l’infini désespoir. C’est une spirale sans fin qui finit par dévorer. Pourtant, la simplicité qu’offre un regard intérieur fait de contemplation permet de se dessaisir de la vanité de cette quête pour tout simplement nous accueillir dans nos troubles, notre diversité intérieure, dans toutes ces voix qui viennent, parfois, nous chahuter, jusqu’à encombrer l’intégralité de l’espace et empêcher l’inspir de se faire à un rythme qui embrasse ce qui est plutôt que de chercher à en chasser abruptement la présence. Cela demande simplement de troquer la parole pour une forme de silence afin de pouvoir entendre ce qui ne cesse de s’agiter en souterrain. A ce moment-là, la donne change. Cette notion même de tourment n’a plus vraiment ni de sens ni sa place. Pour saisir ce qu’il en est en profondeur, cela implique de se mettre à l’écoute de ce qui est et de laisser les choses nous parler plutôt que d’être constamment à parler d’elles, autrement dit, de concevoir de nous laisser asseoir par toutes choses – qu’elles nous encombrent ou qu’elles nous comblent, les deux ne sont pas séparés. C’est la manière dont on les reçoit qui détermine le sens-trajectoire que ces dernières vont prendre et la place qu’elles vont occuper. L’âme, dans cette perspective, se fait l’écho de l’énergie du Poumon. Elle est respiration, pas contenant.


Ce qui est fabuleux, c’est que chacun peut le vivre à sa manière et c’est bien cette appropriation qui permet à une forme de tranquillité intérieure pérenne d’advenir et de se placer calmement. Ce phénomène s’appelle l’assurance.

Et pour vous, qu’en est-il? Dans quelle mesure vous laissez-vous asseoir par ce qui est?

On en parle? 😀

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Cette entrée a été publiée le 16/02/2026 par dans Articles, et est taguée , , , , , , .

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